Une nouvelle franchise s’applique depuis le 1er janvier 2008 sur les médicaments, les actes dispensés par les auxiliaires médicaux et les transports sanitaires. Le montant total de cette franchise est limité à 50 € par année civile. Elle est prélevée en sus de la retenue forfaitaire de 1 euros sur les consultations et actes médicaux, les examens de radiologie et les analyses de laboratoire. Les contrats responsables sont tenus de ne pas prendre en charge le montant de cette franchise.
Une nouvelle franchise s’applique depuis le 1er janvier 2008 sur les médicaments, les actes dispensés par les auxiliaires médicaux et les transports sanitaires.
Le montant total de cette franchise est limité à 50 € par année civile. Elle est prélevée en sus de la retenue forfaitaire de 1 euros sur les consultations et actes médicaux, les examens de radiologie et les analyses de laboratoire.
Les contrats responsables sont tenus de ne pas prendre en charge le montant de cette franchise.
Le montant prélevé est de :
0,50 € par boîte de médicaments ;
0,50 € par acte effectué par un auxiliaire médical mais au maximum 2 € par jour pour des actes réalisés par le même professionnel et pour le même patient ;
2 € par transport limité à 4 € par jour.
Elle n’est pas exigée pour les patients de moins de 18 ans au 1er janvier de l’année considérée ainsi que les femmes enceintes à partir du 6è mois et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle.
Forfait non remboursable de 1 euro par consultation
Depuis le 1er janvier 2005 les patients acquittent un forfait de 1 euro à chaque consultation et Acte médical.
Depuis le 1er janvier 2005, les patients acquittent un forfait de 1 euro à chaque
consultation et Acte médical.
A compter du 1er août 2007, si plusieurs actes ou consultations sont effectués par un même professionnel de santé au cours de la même journée, votre caisse de Régime Obligatoire D’Assurance Maladie pourra prélever jusqu’à 4 euros contre 1 auparavant
Cette somme est déduite du montant remboursé par la
Sécurité Sociale.
Sur une consultation de généraliste à 22 euros, l'assuré reçoit donc 14,40 euros de
son régime obligatoire d'assurance maladie, au lieu de 15,50 euros.
Toutes les consultations sont concernées par cette franchise, y compris
les consultations aux urgences non suivies d'hospitalisation et celles des malades
en affection de longue durée (ALD), des titulaires du minimum vieillesse et des
victimes d'accidents du travail ou de maladies professionnelles.
Quelques cas d'exonération sont prévus, il s'agit :
des femmes enceintes de plus de 6 mois ou venant d'accoucher,
des mineurs,
des bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire.
La responsabilisation du patient implique que cette contribution ne soit pas prise
en charge par les organismes complémentaires.
De plus, la loi a prévu de pénaliser les contrats prenant en charge ce forfait par
la suppression des avantages sociaux et fiscaux accordés aux contrats collectifs
et aux contrats souscrits dans le cadre de la Loi Madelin (Travailleurs Non Salariés)
ainsi que par la perte de l'exonération de la taxe sur les conventions d'assurance
d'un montant de 7%.
C'est pourquoi, La Mutuelle Verte, ainsi que l'ensemble des acteurs, ne sauraient
aller à l'encontre de la volonté de responsabilisation de la nation dans le recours
aux soins en remboursant ce forfait.
Par ailleurs, notre fédération, la F.N.M.F (Fédération Nationale de la Mutualité
Française), nous invite à ne pas rembourser ce forfait pour les raisons qu'invoquent
notre président M. Jean-Pierre DAVANT (Position de la F.N.M.F. en détail : cliquez ici) ainsi que la F.N.M.I. (Fédération Nationale
de la Mutualité Interprofessionnelle) lors de son congrès du 23 Octobre 2004.
Médecin traitant et parcours de soins coordonnés
Depuis le 1er janvier 2005 chaque assuré de plus de 16 ans doit choisir son médecin traitant et renvoyer le formulaire à sa caisse d'assurance maladie Obligatoire.
Depuis le 1er janvier 2005, chaque
assuré de plus de 16 ans doit choisir son médecin traitant et renvoyer le formulaire
à sa caisse d'assurance maladie Obligatoire.
Il peut s'agir :
soit d'un généraliste,
soit d'un médecin hospitalier ou d'un médecin
d'un centre de santé,
soit d'un spécialiste.
Le médecin traitant coordonne les soins de son patient et est chargé de l'adresser
à un autre médecin s'il le faut.
Un patient qui souhaite consulter de sa propre initiative un spécialiste en dehors
de son médecin traitant sera pénalisé financièrement.
Un certain nombre de spécialistes ne sont pas concernés par cette mesure. Il s'agit :
des pédiatres,
des chirugiens dentistes,
des gynécologues et des ophtalmologues pour une partie de leurs actes,
des neuro-psychiatres et psychiatres pour les moins de 26 ans.
Au même titre que le forfait 1 euro, la diminution du taux de remboursement de la
Sécurité Sociale ayant été mise en place afin d'inciter les assurés à une prise
en charge coordonnée des soins, la Mutuelle Verte, ainsi que l'ensemble des acteurs
de l'assurance maladie complémentaire, ne saurait aller à l'encontre d'une telle
démarche en remboursant cette pénalité ainsi que les dépassements d'honoraires hors
parcours de soins.
De plus le législateur a prévu de pénaliser les contrats prenant en charge la diminution
du remboursement du Régime d'Assurance Maladie Obligatoire comme pour la participation
forfétaire de 1€.
Retrouvez la position de la FNMF et la FNMI en détail en
cliquant ici.
Réévaluation du plafond annuel de ressources ouvrant droit à l'attribution de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire à compter du 1er juillet 2007 et par conséquence du plafond de revenus pour l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (crédit d'impôt).
Réévaluation du plafond annuel de ressources ouvrant droit à l'attribution de la Couverture Maladie Universelle Complémentaire à compter du 1er juillet 2007 et par conséquent du plafond de revenus pour l'aide à l'acquisition d'une complémentaire santé (crédit d'impôt).
Depuis le 1er juillet 2007, le plafond annuel de revenus ouvrant droit à l’attribution de la CMU Complémentaire est fixé à 7272,00 € pour une personne seule, soit un plafond mensuel de 606,00 €. Ce plafond est majoré suivant la composition du foyer (50% pour la 2ème personne, 30% pour la 3ème et la 4ème personne, 40% pour les suivantes.)
Ainsi, toute personne seule dont le revenu mensuel est compris entre 606,00 € et 727,20 € peut bénéficier d’une aide à l’acquisition d’une complémentaire santé.
Le montant de cette aide varie selon l’âge du souscripteur :
Moins de 25 ans 100€
De 26 à 59 ans 200€
60 ans et plus 400€
Pour pouvoir bénéficier de cette aide, vous devez en faire la demande auprès de
votre caisse d'assurance maladie qui après instruction de votre dossier, vous délivrera
ou non une attestation de droits à déduction. Cette attestation devra alors être
produite à La Mutuelle Verte. Ainsi, le montant de ce crédit d'impôt viendra en
diminution du montant total de votre cotisation (dans la limite de celle-ci).
Le Parlement a intégré des dispositions pour que cette aide à la mutualisation ne
bénéficie qu'aux contrats, dits "responsables", qui répondent à des exigences de
responsabilité et de solidarité.
Ces contrats, mis en place depuis le 1er janvier 2006 doivent notamment :
ne pas rembourser la franchise de 1 euro par consultation (voir plus haut),
ne pas compenser la baisse de remboursement qui sanctionnera les patients
en cas de consultation hors du parcours de soins coordonnés (sans passer par son
médecin traitant).
Tous les contrats proposés par La Mutuelle Verte répondent à ces exigences et vous permettent de bénéficier du crédit d’impôt.
Paru le 30 septembre 2005 au Journal Officiel, le décret définit les règles communes des contrats qui sont aujourd'hui exonérés de la taxe sur les contrats d'assurances.
Paru le 30 septembre 2005 au "Journal Officiel", le décret définit les règles communes
des contrats qui sont aujourd'hui exonérés de la taxe sur les contrats d'assurances.
Actuellement, les contrats de complémentaire santé peuvent bénéficier de différentes
exonérations fiscales ou sociales.
Depuis le premier janvier 2005, le maintien de
ces exonérations est conditionné à la non prise en charge de la participation forfaitaire
de 1 euro. À partir du 1er janvier 2006, de nouvelles obligations interviennent
dans le cadre des contrats dits "responsables".
Les garanties des contrats responsables répondent à un cahier des charges commun
à tous les contrats de complémentaire santé, qu'ils soient individuels ou collectifs.
Sont donc concernés par ces nouvelles règles du jeu, tous les contrats qui sont
aujourd'hui exonérés de la Taxe sur les Contrats d'Assurance (T.C.A.), soit :
les contrats d'assurance maladie complémentaire dits "solidaires",
les contrats groupes à adhésion obligatoire,
les contrats groupes à adhésion facultative,
les contrats des professions indépendantes.
Fonctionnement :
Le cahier des charges des contrats responsables définit des conditions positives
et négatives, c'est-à-dire, l'obligation pour les mutuelles de prendre en charge
dans leurs garanties certains remboursements en complément de l'assurance maladie
obligatoire et l'interdiction d'en prendre en charge d'autres.
Obligations :
Rembourser totalement le ticket modérateur, soit aujourd'hui 30 % du tarif opposable,
des consultations des médecins traitants et correspondants.
Rembourser au moins 30 % du Tarif Forfaitaire de Responsabilité (T.F.R.) des médicaments
à vignette blanche (pris en charge par l'assurance maladie obligatoire à 65 % soit
un reste à charge pour l'assuré de 5 % maximum) prescrits par le médecin traitant
ou correspondant. Pour les médicaments à vignette bleue et l'homéopathie, le décret
ne pose pas d'obligation.
Rembourser au moins 35 % du tarif servant de base de calcul des prestations d'assurance
maladie pour les frais d'analyse et de laboratoire prescrits par le médecin traitant
ou le médecin correspondant (le reste à charge maximal pour l'assuré est de 5 %).
Rembourser totalement au moins deux prestations liées à la prévention, considérées
comme prioritaires au regard d'objectifs de santé publique. Cette mesure est mise
en application à compter du 01/07/2006.
Interdictions :
Ne pas rembourser la participation forfaitaire de 1 euro.
Ne pas rembourser la majoration de participation (majoration du ticket modérateur)
qui sera appliquée au patient dans certaines situations (non-respect du parcours
de soins, absence de médecin traitant, et refus de présentation du dossier médical
personnel).
Ne pas rembourser les dépassements d'honoraires sur les actes cliniques et techniques
des patients qui consultent sans prescription préalable de leur médecin traitant
et qui ne relèvent pas de protocole de soins.
Le contrat responsable constitue un enjeu majeur pour l'avenir de notre système
de santé. Nous devons donc nous engager tous ensemble à en respecter les règles.
Ce qui est reporté :
Comme le préconisait la Mutualité Française, certaines garanties qui ne répondent pas
actuellement aux critères des contrats responsables ont jusqu'au 1er janvier 2008
pour se mettre en conformité. Il s'agit des "contrats, bulletins d'adhésion ou règlements
comportant exclusivement des garanties prenant en charge des dépenses occasionnées
lors d'une hospitalisation" ou remboursant "exclusivement" certaines "spécialités
ou dispositifs médicaux".
Durant ces deux années d'adaptation, ces garanties pourront continuer à bénéficier
des exonérations sociales et fiscales en vigueur. Enfin, les contrats de sortie
de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire devront également respecter
les nouvelles règles instaurées par la loi du 13 août 2004 concernant le dispositif
du parcours de soins.
Hausse du forfait journalier Ce forfait est sensé couvrir les frais quotidiens d'hébergement et d'entretien et n'est pas remboursé par l'assurance maladie. Il est passé de 15 à 16 euros au 1er janvier 2007, ce qui confirme une augmentation de plus de 23% (à raison d’1 € par an) sur ces 3 dernières années ! En hospitalisation en secteur psychiatrique, le forfait journalier hospitalier est passé de 11 à 12 € au 1er janvier 2007.
Poursuite des Déremboursements des médicaments : Fin des vignettes oranges
Depuis le 1er janvier 2008, l’ensemble des médicaments pris en charge par l’assurance maladie au taux de 15% (vignettes oranges) sont déremboursés. Ils ne bénéficient plus d’aucune prise en charge et sont entièrement à la charge du patient.
Depuis le 1er janvier 2008, l’ensemble des médicaments pris en charge par l’assurance maladie au taux de 15% (vignettes oranges) sont déremboursés. Ils ne bénéficient plus d’aucune prise en charge et sont entièrement à la charge du patient.
Historique :
Le 1er mars 2006, 156 médicaments à Service Médical Rendu (SMR) insuffisant sont totalement déremboursés. 62 autres médicaments à SMR insuffisant, des veinotoniques, remboursés jusqu'alors
à 35% par le Régime Obligatoire d'Assurance Maladie, se voient appliquer un taux
provisoire de remboursement de 15% depuis le 1er février 2006.
Depuis le 1er janvier 2007, 69 nouveaux médicaments sont partiellement déremboursés et voient leur taux de prise en charge s’abaisser à 15%. Trois médicaments génériques de la classe des veinotoniques complètent cette liste depuis le 6 avril 2007. Ces médicaments seront totalement déremboursés au 1er janvier 2008.
Franchise de 18 Euros sur les actes lourds Suite à la parution du décret n° 2006-707 du 19 juin 2006, une franchise de 18,00 euros non remboursable par l’assurance maladie doit être acquittée par les assurés sociaux sur les actes médicaux réalisés en ville ou à l’hôpital d’un montant supérieur ou égal à 91,00 euros.
La carte Vitale 2 La nouvelle carte vitale tant attendue est diffusée depuis avril 2007 dans la région Bretagne. Sa généralisation à tous les assurés sociaux de plus de 16 ans sera effective d’ici à 2010. Avec photo, elle indiquera le nom du médecin traitant, les coordonnées de la personne à contacter en cas d’urgence, la complémentaire santé ainsi que la position de l’assuré sur le dispositif légal du don d’organes.
Dossier Médical personnel (DMP) Initialement prévu pour 2007, déjà reporté plusieurs fois, le DMP devrait être mis en place et généralisé dès le second semestre 2008. Le projet de décret définissant notamment les modalités de fonctionnement et d’utilisation est soumis aux consultations officielles depuis mars 2007.
Institut des Données de Santé
Prévu par la loi de 2004 réformant l’Assurance Maladie, l’Institut des Données de Santé a été installé le 30 mars 2007 par le Directeur de la Sécurité Sociale du ministère de la santé et des solidarités.
Prévu par la loi de 2004 réformant l’Assurance Maladie, l’Institut des Données de Santé a été installé le 30 mars 2007 par le Directeur de la Sécurité Sociale du ministère de la santé et des solidarités.
Groupement d’intérêt public, l’IDS a pour mission de veiller à la mise à disposition de ses membres (la Haute Autorité de Santé, les Unions Régionales des médecins, d’autres organismes désignés par décret en Conseil d’Etat), des données issues de leurs systèmes d’information à des fins de gestion du risque maladie ou pour des préoccupations de santé publique.
Ces données de santé seront anonymes et respecteront les dispositions relatives à la protection des données personnelles et du secret médical.
L’IDS rassemble les différents acteurs du système de santé à savoir l’Etat, les régimes d’assurance maladie, l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie (UNOCAM), l’Union nationale des professionnels de santé, le Collectif Inter associatif sur la santé, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, les fédérations hospitalières.
De nouvelles responsabilités pour l'Assurance Maladie Obligatoire (UNCAM)
L'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie a été instaurée.
L'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie a été instaurée.
Elle coordonne
l'action de la CNAM (salariés), de la CANAM (professions indépendantes) et de la
MSA (agriculteurs).
Cette instance a le pouvoir de décider du montant des taux de remboursement des
médicaments et prestations.
Création d'une Union Nationale des Organismes Complémentaire d'Assurance Maladie (UNOCAM)
Une Union Nationale des Organismes d'Assurance Maladie Complémentaire a été créée.
Une Union Nationale des Organismes Complémentaire d'Assurance Maladie a été créée.
Cette union regroupe des représentants des mutuelles, des institutions de prévoyance
et des assurances.
Elle émet des avis sur les propositions de décisions de l'UNCAM, notamment sur la
fixation des taux de remboursement.
Elle a également sa place à la table des négociations avec l'assurance maladie et
les professionnels de santé.
Jean-Michel LAXALT, vice-président de la Mutualité Française, a été désigné comme
président de l'UNOCAM.